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17.05.2008
La minute Jean Luc Delarue
Si je ne devais en retenir qu’une, ce serait mon absence de sens de l’orientation.
La pintaderie-gourdasserie n’est pas une tare, mais un concept de vie.
Donc, je n‘ai pas du tout de boussole intégrée. Depuis toujours. Mais je n’étais pas trop gênée par ce vilain truc jusqu’au jour où j’ai eu une voiture.
Parce qu’à pied, tu te goures de rue, tu fais tout le tour du rond point pour t’apercevoir qu’il t’aurait suffit de tourner à droite. Rageant, mais vu le karma habituel…Mais quand je suis avec Carolina, ma voiture, c’est terrib’.
Oui, ma voiture s’appelle Carolina, parce qu’elle a une tête de Carolina, que je suis étrangère et que ça me plait, na.
Je lui fais faire des demi tours pas possibles, parce que je ne sais jamais où je suis par rapport à l’endroit où je suis censée aller.
Pourtant, j’ai offert un GPS à Carolina. Mais un GPS portable, pas le super truc intégré.
Laisse-moi te dire que ce c’est nul.
Et pourtant, Papa Cervoise a participé à l’élaboration du système. Papa Cervoise est un homme intelligent, preuve que tout n’est pas génétique.
Entendons-nous bien, l’utilité du gadget se trouve quand on est dans la campagne, afin de ne pas se retrouver à ploucland alors qu’on cherche à rejoindre pauméville.
A Paris, terrain de jeu urbain cervoisesque, ce bidule n’est d’aucune utilité.

Je roule hagarde sur les champs, il me situe avenue Foch. Alors que je cherche à rejoindre St Lazare. Forcément, la dame qui parle dedans le GPS ne voit pas mes larmes quand elle me dit « calcul de l’itinéraire » pendant que je fais le tour du rond-point pour la 3e fois…
Calcul de l’itinéraire, en étranger GPSsien, cela signifie « ché pas où que t’es, attends je regarde ça dès que je finis mon café ».
Moi, je ne l’aime pas la dame du GPS. J’ai essayé de la remplacer par la voix du monsieur, qui vit également dedans le GPS, mais ce type a un timbre à la Jean Pierre Foucault qui est insupportable.
Concrètement, ma tare se traduit par un paumage systématique, où que j’aille. Minimum un demi-tour pour 30 kms.
Ensuite, je rencontre des gens pas très nets quand je demande mon chemin.
Dimanche dernier, je gare péniblement Carolina et j’appelle ma copine Hillary pour qu’elle me guide. Là, une gitane passe à coté de nous et me dit
« Ah madame, elle est belle la voiture, c’est une quoi ? »Faisant fi de la syntaxe et espérant qu’elle s’en aille vite, je réponds
« C’est la 307 »
« Ah elle est beeeelle. Vous aussi vous z’etes belle, madame, vous êtes très belle »
Hillary a enfin décroché
« Je viens de me garer devant la banque, une gitane est passée, m’a dit que j’étais aussi belle que ma voiture, j’ai peur »
Hillary m’a sauvée, bien heureusement.
En plus de ce souci d’orientation, j’ai un problème oculaire je crois.
J’t’explique : il y a des gens dont on dit qu’ils ont un compas dans l’œil. Moi je crois que je l’ai, mais littéralement. J’ai du faire une bataille de compas à l’école primaire et m’en recevoir un dans le noeil, je ne sais pas couper droit, ni tracer un trait droit. Ni repasser sur un trait droit qui a déjà été tracé.
Mes yeux divaguent, mais ça ne se voit pas. J’intériorise vachement.
Ben je te jure que pour garer Carolina, ce n’est pas très pratique. Je ne la cabosse pas, je tiens à elle. Mais je prends 10 minutes pour un petit créneau que toi ou ton voisin ferait en 2 minutes.
Et encore, je suis à moitié sur le trottoir.
De là à dire que le trottoir, c’est ma spécialité… non, tu l’as pensé, alors ne fais pas comme si c’était moi qui m’auto flagellait. Tu me fatigues quand tu parles dans ma tête, lecteur.
Ce qui est pratique, c’est que personne n’insiste pour que je le/la ramène. Et quiconque me connait préfère conduire pour ne pas passer par Bastille pour faire St Lazare-Montparnasse.
Donc, qui c’est qui peut boire un peu plus ? hin hin hin
Quand je dis qu’il y a toujours un bon coté sur lequel il faut se focaliser…
Quelle sera la prochaine tare que nous passerons en revue ? J’attends vos propositions dans les commentaires (et je sais que vous en avez des masses, vu ma liste de référents…)
15:55 Publié dans Poils et Psychologie | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean luc delarue, faire un creneau, se garer pour les nuls, sens de l'orientation
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Commentaires
moi je devais aller avenue de wagram une fois, mais je me suis retrouvée à pigalle va savoir comment que j'ai fais!
au fait Menard c'est Jeudi 22! toujours partante?
Ecrit par : connasseee | 17.05.2008
moi je devais aller avenue de wagram une fois, mais je me suis retrouvée à pigalle va savoir comment que j'ai fais!
au fait Menard c'est Jeudi 22! toujours partante?
Ecrit par : connasseee | 17.05.2008
ma théorie, c'est qu'on s'en fout des demi-tour, des par où on passe et des détours, l'important est d 'arriver à bon port :p
Ecrit par : Nama | 17.05.2008
@ Connasseee : Piégée par la Place de Clichy, je ne vois que ça comme explication...
Ma chérie, je crois que je serai encore à Cannes le 22, mais je veux que tu me racontes TOUT, ok ? Je suis désolée j'aurais vraiment aimé me millefuiller à nouveau. Quand je reviens à Paris tu m'explique les trucs hein ?
@ Nama : ouais, meme si on arrive en sueur et en larmes, au moins on y arrive !
Ecrit par : Petite Cervoise | 18.05.2008
Tu sais comment Noëlle Perna (celle qui fait Mado la Nicçoise, ok, c'est local) appelle le GPS : la Gourde qui Parle Seule...
Bref, j'ai été ravie de te rencontrer et j'espère qu'on se reverra avant ton départ...
Ecrit par : elsonia | 19.05.2008
Je crois que je suis née sans ce neurone de l'orientation, moi, je me suis déjà perdue dans mon quartier... Quand je suis arrivée à Paris, j'étais terrorisée.
Ecrit par : PinkLady | 21.05.2008







