15.04.2008

Pourvu qu'elle soit douce

Peuple, Plèbe, Place Publique,


Je te sais plus intéressé par des histoires où l’on retrouve du poil, du sexe et des fesses que par les vicissitudes de la langue de Molière.

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Soit.
J’en prends note.


Et je vais te pondre du poil, puisqu'ainsi sois-je :


Justement, l’histoire à venir est une histoire d’épilation. Ne pars pas, il y a du minou aussi.


Oui, tribuns et petites gens, je vais vous conter la plus belle épilation de maillot que j’ai eue.

D’ici à dire que j’ai rien à raconter, il n’y a qu’un pas que tu ne franchiras pas. (et tu vois, 2 pas dans la meme phrase, on pourrait en disserter non ? tu veux pas…).
Alors, l’arrachage de poils pubiens, c’est une souffrance que tout être humain femelle s’inflige un jour. Sinon, c’est qu’elle vit avec des ours.


Depuis des années que je me fais martyriser, j’ai vu passer des cires et des méthodes différentes.

A l’institut que je fréquentais dans ma jeunesse parisienne (=époque pré-caribéenne), j’avais ma chouchoute, une portugaise (n’y vois aucun lien de cause à effet) qui me faisait toujours (mais dans la douleur) une peau nette et lisse avec un joli triangle dont on aurait meme pu s’amuser à en calculer l’hypoténuse.

Mais on a mieux à faire. Et le calcul, c’est pas mon truc.


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Tu le prends, tu le retournes et voila
(que de vulgarité dans cette note !)

 

 

 Puis, en ère tropicale, j’ai eu maaaaaal…

La cire n’était pas de 1er choix, et mon intimité et moi avons été très endolories durant ces séances pourtant nécessaires. La douleur m’a égarée au point de me tourner vers la crème, qui ne dure pas mais dépanne bien.

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la aussi, faut retourner, mais la couleur y est !

 

  Et j’ai connu l’Eden de mon Eden. A San Francisco.

Non, elle ne m’a pas fait de gateries sous pretexte qu’on était dans une ville de lesbiennes. Je soupçonne mon lectorat de cochonnades pensées…


Nova Nail Spa, que ça s’appelle.
811 Mission Street, pour être précise.
Ouvert 7j/7…
T’as déjà vu ça en France, toi ?


Mon bourreau La demoiselle, que nous intitulerons Cassie, m’installe dans une cabine. Je me déshabille un peu, et hésite.

J’enleve le string ou pas ?

Ben oui, meme pour une épilation de maillot, y en a qui le font avec, on est chez les puritains tout de meme.

Cassie me dit de me mettre à l’aise et commence à attraper la cire.


Première bande de cire chaude.


Application du tissu (pas de papier-tissu, non. De la vraie fibre, m'sieurs dames). Lissage minutieux. Tirage et maintien de la peau. Arrachage.

Ai rien senti.


Pourtant, le bout de tissu était bien touffu, tout d’un coup.
Allégresse et soulagement se lisent sur mon visage.

Et scratch, et scratch.



Cassie n’a meme pas à revenir 2 fois au meme endroit (alors que je suis du genre peu de poils, mais bien accrochés).
Elle me dit que ce sera plus facile sans le string. Je le retire donc et lui explique que je viens d’un pays où la nudité est plus commune qu’aux Ouèsse etc etc.
S’en suit une discussion très intéressante à ce sujet.

Je l’aide en tenant fermement la peau d’un coté, puis de l’autre.

Une épilation à 4 mains, à laquelle j’ai contribué, et dont je ressors une pointe de fierté, somme toute !

Ben avec tout ça, Cassie m’a faite toute belle pour aller au bal sans aucune douleur.



Est-ce la qualité de la cire (j’ai pas réussi à voir la marque, malheureusement), le bon tissu ou le savoir faire vietnamien ?


Le bonus : j’ai décidé de me faire faire les jambes aussi, pour reposer le 4 lames Gilette (c’est mal, je sais).

J’ai eu plus mal aux jambes qu’au minou.



Mes jambes seraient elles plus sensibles que mon maillot ?
Vais-je alors avoir un orgasme du tibia ?

Je vous raconterai la prochaine fois comment j’ai fait profiter de cette douceur à un puritain,

Et que j’en ai beaucoup rigolé.



PS: Si vous voulez le retour d'un peu de poésie, exprimez-le moi dans les commentaires ci-joints...